QUE SONT LES FEES??.

A DECOUVRIR

Les esprits des bois sont multiples et la frontière est assez floue entre les esprits des arbres, les femmes sauvages, les esprits domestiques, les nains etc.... Ce sont, globalement des démons ou déités végétaux, ils n'habitent pas un arbre en particulier, mais sont attachés àtousles arbres, ainsi, si vous abîmez l'écorce d'un arbre, une petite femme des bois meurt. On compte parmi eux le peuple du bois (holzleute) ou de la mousse (moos leute), les hommes et femmes sauvages (wilde leute), les hommes et les femmes de la forêt (wald frauen/männer), les dames blanches (salige frau)

En général on les dit petits, sales, chevelus, ridés, ils se lavent dans la rosée et se sèchent avec la mousse. Ils filent la mousse pour en faire des vêtements, vivent en couple, mais on voit plus souvent les femmes (qui sont bienveillantes) et ils habitent les arbres creux ou les souches.
Ils sont attachés à la terre, et conseillent les paysans pour la période des semis. Dans certaines régions, lors de ces mêmes semis, on jette quelques graines de lin dans les buissons en offrande aux femmes du bois. C'est aussi à celles que sont destinées les tiges de lin qu'on laisse sur pied. On jettera du lin dans le poêle en offrande durant les 12 nuits de Yule, mais personne n'ira dans les bois durant la même période.
Mais ces pauvres créatures, qui aident et nourrissent les égarés, sont les proies préférées du chasseur sauvage. S'il en attrape une il la déchire. Elle ne pourra trouver refuge que dans une souche qui serait marquée de trois croix. C'est pourquoi elles prient les bûcherons de marquer les souches de trois croix avec leur hache.
Les cupules et creux dans les rochers ont été faits par elles, quand elles se sont assises là alors que la roche était encore tendre.
Elles sont toujours reconnaissantes envers les humains qui les aident. Si une femme allaite un de leurs petits elle lui offre de l'écorce. La femme en jettera une partie, et l'autre deviendra de l'or.
Parfois elles offrent une pelote de laine. Tant que c'est la femme à qui elles l'ont offerte qui la tricote la pelote ne finira jamais. Mais si la femme l'offre à une amie c'en sera fini.
Elles peuvent d'ailleurs vivre avec les humains, mais il ne faut pas leur demander leur nom, et leur mari ne devra pas les battre. Sinon elles s'en iront.
Elles aident volontiers aux tâches ménagères, mais si on les paye en vêtements elles fuient. Il ne faut pas complètement vider sa tasse, elles s'en chargeront, ce sera là une forme d'offrande.
On dit que quand il y a du brouillard après l'orage c'est une femme des fourrés (Buschweib) qui rentre chez elle, s'il y a de la fumée sur la montagne, c'est elle qui se fait du café.
On peut affirmer que ces femmes des bois sont devenues des divinités après avoir été une sorte d'esprit de la végétation primitif, et non pas le contraire : une déesse qui serait devenue un esprit de la végétation.
Si on voit plus souvent ces femmes, on en est bien aise, car leurs équivalents masculins sont beaucoup moins bienveillants. Les nains des bois et les kobolts se moquent des égarés et leur sautent sur le dos ; les géants des bois, parfois vêtus de peau d'ours, sont très violents et peuvent aller jusqu'à tuer celui qui répond à leur appel ; le chasseur des bois est extrêmement effrayant, car sans tête, ou bien sa tête sous son bras ; le Waldschrat, lui est une sorte de faune, solitaire, mi homme mi animal, avec des sourcils qui se touchent et des dents de loups.

d'après Hoffmann-Krayer

 

ESPRITS DE L'EAU

En Autriche l'homme de l'eau (wassermann) est très connu, depuis la nuit des temps. Il est en rapport direct avec le monde des elfes et le royaume des morts. Les esprits aquatiques sont le plus souvent masculins et agressifs.
A Böhmen il s'appelle Hastrmann, et les parents se servent de lui pour effrayer leurs enfants désobéissants. Mais sa méchanceté a une explication. Quand les anges ont commencé à se rebeller contre Dieu, et après qu'ils eurent perdu la bataille, Dieu les jeta sur la terre, et en enfer. En dernier il jeta les diables dont certains tombèrent dans la forêt (ils devinrent des hommes des bois ou des géants) d'autres tombèrent dans les déserts (ils devinrent des hommes sauvages ou des cannibales), d'autres encore atterrirent dans les montagnes (ce sont les esprits de la montagne et les nains) et enfin certains tombèrent dans l'eau. Dans chaque rivière, chaque ruisseau, chaque étang il y a un esprit. Il peut même y en avoir plusieurs dans une même pièce d'eau. Mais ils se tiennent à distance l'un de l'autre car, au fond, ils se détestent. Jamais ils n'attendent ni ne reçoivent d'aide de qui que ce soit, ils sont indépendants et maîtres absolus de leur pièce ou cours d'eau
Celui qui vit dans les marécages habite dans les roseaux, mais celui qui est l'esprit d'une rivière vit en dessous d'elle, dans un autre monde. Là bas il ne fait jamais ni nuit ni froid, c'est un paysage plat et stérile, mais couvert de prairies magnifiques. Au milieu il y a un palais de cristal où l'esprit de la rivière vit seul, c'est là qu'il tient les âmes enfermées dans des vases.
Il a le pouvoir d'être aussi sur la terre ferme car il a celui de se transformer. Mais il n'aime pas trop être au contact des humains et le fait donc rarement. Uniquement quand il y est obligé.
Il apparaît alors comme un homme de taille moyenne, en vêtements verts, cheveux verts et sans chapeau. Et la poche gauche de sa redingote goutte en permanence.
On s'imagine que celui qui vit dans les marécage ressemble plutôt à un animal. Sa peau est nue et verte, sa tête est couverte de longs cheveux verts, ses yeux ressemblent à des émeraudes, il a les dents pointues, et ses mains et pieds sont munis de griffes acérées. Il s'assied dans la vase, pas trop loin du bord et seule sa tête dépasse
Ils ont diverses manières d'attraper les humains.
Sur les berges des cours d'eau l'esprit du lieu se promène sous forme d'un petit garçon, avec une charrette emplie de rubans de couleur et de fleurs. C'est avec cela qu'il attire les petits enfants, et dès qu'ils sont assez prêts il les emmène dans l'eau.
Il peut aussi tendre un filet au dessus de l'eau, si fin qu'on ne peut le voir, et si on s'y empêtre on est perdu à jamais.
Les vendredi
l'esprit se repose de son activité de chasse aux humains. C'est son jour de fête. Il s'assied dans l'herbe et répare les filets endommagés. Ensuite il coiffe ses cheveux, et se lave. Puis il s'étale de tout son long dans l'herbe et fait un somme.
Il se dit que ce jour là l'accès au royaume du wassermann est ouvert et non surveillé.

d'après Heodor Vernaleken - Vienne - 1859

 

La Fée Morgane, reine d'Avalon, l'île aux Pommes de l'autre monde, porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l'abondance. Habile sorcière, elle joue souvent un rôle obscur, s'opposant à Arthur et manipulant les héros. Plus symboliquement, elle est une déesse hivernale des ténèbres et de la mort, par opposition à Arthur, seigneur de l'Été. Elle révèle l'aspect rédempteur de son personnage lorsqu'elle se fait la reine guérisseuse d'Avalon, gardant le corps d'Arthur dans la mort.



JYL

Fille du roi de Cornouailles et d’Ygerne, à la mort de son père, Morgane fut élevé par son beau-père Uter Pendragon (père du roi Arthur). Elle fut mise très tôt aux Lettres et devint habile en toutes sciences, dans les 7 arts et surtout en ceux de la médecine, d’astronomie, de magie et d’ingromancie enseignée par Merlin L’Enchanteur. Pour cette maîtrise en clergie, l’appelait-on Morgane la Fée.




Sœur du roi Arthur, elle devient sa maîtresse lors du rite de "l'ancienne religion" païenne : Beltane. Ce rite de l'ancienne religion, dont le culte était voué à La Déesse-mère (représentée par la Lune), consistait à réunir la Déesse Mère et le Dieu Cornu par le biais de 2 jeunes gens représentant chacun la Divinité. Le fruit de cette union sera Mordred.


Morgane deviendra prêtresse de cette religion païenne, plus ancienne que la Chrétienté, dont la "base" est situé sur l'Île d'Avalon.

Les prêtresses de la Déesse portent souvent des croissants de lune tatoués sur la peau sur le front ou sur les mains.

Morgane est guérisseuse et Magicienne, fidèle au monde merveilleux d'Avalon qu'elle abandonnera un temps pour tenter de répandre ses principes dans le monde réel qui découvre le Christ et ses lois, cette nouvelle religion où la Déesse Mère est remplacée par une vierge et où tous les rites célébrants la nature et la fécondité sont écrasés et remplacés par des rites chrétiens rendant gloires à des principes masculins.
Morgane tentera de lutter contre l'oubli que l'on veut imposer à sa culture et à la tolérance qui la caractérise.



Aspect : Grande, ses longs cheveux brillants sont noirs et souvent nattés. Son regard gai et innocent, rêveur et mélancolique est devenu au fil des épreuves désenchanté et dur. Étrange, un peu halluciné comme son maître Merlin.

Petit à petit Morgane a perdu sa nature de femme pour prendre l’aspect désincarné de certaines fées que le regard du mortel éclaire ou assombrit selon son état d’âme.


Vêtement : à la mode du temps, plus blanc, noir et vert.

Nourriture : la pomme

Mœurs : A la fois femme et savante, fée sylvestre, nymphe des vagues, sorcière et enchanteresse, c’est l’une des figures les plus riches et attachante de la famille des fées.

Activités : Experte des 7 arts, « grande clergesse » d’astronomie, grande savante en toute formes de magie et de médecine, elle possède des baumes pour toutes les blessures excepté pour celles de son propre cœur

C'est une figure emblématique des légendes celtes, magicienne au double visage, l'un bon, l'autre mauvais.


Article tiré du site
http://feminaweb.free.fr

Mélusine (on trouve aussi Merlusigne dans le Littré) est un personnage légendaire d'un conte populaire aux origines lointaines (probablement celtes) entré dans la littérature à la fin du XIIe siècle.


Le dragon volant Mélusine est représenté avec le château de Lusignan dans Les Très Riches HeuresChassée par sa mère d'un pays du Nord, elle rencontre son futur mari Raymondin alors qu'il s'était perdu lors d'une chasse à courre dans les forêts proches de la ville de Poitiers. La fée Mélusine se baignait alors dans un lac avec deux de ses sœurs. Elle fait couper une peau de cerf en lanières jointives. Ces lanières matérialiseront un périmètre délimitant un lopin de terre dont son mari deviendra seigneur. Cette terre était située sur celles du comte de Poitiers.

« Maternelle et défricheuse », Mélusine donne le jour à dix fils, ouvrant la lignée des comtes de Lusignan (Vienne), construit cités et châteaux jusqu'au jour où son époux, brisant l'interdit, pénètre dans sa chambre où elle se baignait nue dans un baquet, et la découvre ainsi le corps terminé en queue de serpent. Elle lui pardonne cette première trahison. Mais lors de la seconde transgression de l'interdit, Mélusine sous forme de dragon ailé s'enfuit par la fenêtre, revenant discrètement la nuit, nourrir ses deux plus jeunes enfants.

Une des versions les plus connues de la légende a été écrite par Jean d'Arras. En 1698 François Nodot a publié une adaptation de la version Jean d'Arras.

Le dragon volant Mélusine est représenté avec le château de Lusignan dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry (mois de mars).

(d'après le Roman de Mélusine, du troubadour Couldrette, manuscrit du XVe siècle)

Mélusine est également très connue au Luxembourg, où la légende est très voisine et date au plus tard de la fin du XIIIe siècle (sceau armorié daté de 1297).

 

 

 

 

 

 

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