OMBRES DE LA NUIT

 

Vampires

 

Les vampires sont les héritiers de la malédiction de Caïn,

qui fut condamné à errer pour avoir tué son frère Abel.
Ils peuvent la transmettre
à un mortel par un acte "l'Etreinte", consistant à vider la personne de son "fluide vital" avant de lui faireboireun peu de sang de vampire. Le mort se ranime alors, et devient à son tour immortel, obligé de se "nourrir" de sang frais.

Tous les pouvoirs d'un vampire proviennent de son sang!


il peut par exemple en dépenser pour améliorer sa force physique.
Bien entendu, étant mort, son cœur ne battant plus, il ne produit pas non plus de chaleur corporelle . Seule la consommation de sang lui permet de préserver son corps de la décomposition. Le vampire doit se nourrir souvent, sous peine de sombrer en torpeur en cas de manque prolongé. Mais, la quantité nécessaire est assez faible pour qu'ils ne doivent pas tuer leurs victimes, Ils peuvent lécher la blessure infligée par leurs crocs permettant de la refermer sans préjudices.
Toutes les caractéristiques du vampire proviennant de son sang, donc de celui de son géniteur à travers "l'Etreinte", il aura, dans une certaine mesure, ses forces et ses faiblesses .
C'est ce qui donne naissance à des lignées distinctes, les" clans".
D'autre part, à chaque nouvelle génération, le sang se dilue, et sa puissance diminue. Les jeunes vampires courants sont de la treizième génération depuis Caïn.

La première marque de la malédiction de Caïn


est la sensibilité aux "forces vitales" que sont le soleil et le feu.
Un vampire soumis à la lumière du jour souffre de blessures graves, et peut s'enflammer spontanément.
Les vampires sont généralement inactifs et inconscients pendant la journée, semblables à des cadavres. Ils peuvent éventuellement se réveiller en cas de danger, mais plus ils s'éloigent de l'humain qu'ils étaient, et plus cela leur est difficile, et plus ils ont du mal à agir même s'ils sont conscients. En tant que créatures maléfiques, les vampires sont aussi repoussés, non par les symboles religieux comme on pourrait le croire - car ils n'ont pas de puissance en soi -, mais par la foi de la personne qui les brandissent. Heureusement pour eux, les personnes sincèrement pieuses sont très rares...

La deuxième marque de la malédiction,


est l'entrée de la Bête en eux au moment de l'Etreinte.
Chaque fois que le vampire est soumis à des conditions de stress, comme sous l'effet d'une soif intense, de la colère ou encore de la peur, ses instincts risquent de remonter à la surface et de le submerger au point qu'il perde tout contrôle de ses actes, risquant souvent de commettre l'irréparable. Et chaque fois qu'il commet un tel crime,
il glisse un peu plus sur la pente de l'inhumanité, l'éloignant à jamais de ce qu'il était pour le rapprocher encore de la Bête... Il est dit, cependant, que quelques vampires ont parvenu à atteindre une sorte d'état de grâce, Golconda, dans lequel la Bête et l'humanité sont en équilibre, brisant le cercle vicieux. Mais bien peu sont ceux qui ont cette chance.
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Le syndrome de Renfield


Voir sur le lien :

http://senhal.free.fr/spip.php?article8

Les psychanalystes, psychiatres, et psychologues, pour expliquer les cas dont ils s’occupent et tout faire rentrer dans des cases bien comme il faut, aiment bien se référer à des mythes. Freud, c’était Oedipe, pour les tueurs sanguinaires, il y a les vampires. Sans compter que c’est un mot qui plaît particulièrement aux media et aux procureurs dans les affaires les plus sordides : "vampire" devient synonyme de "monstre", alors que souvent, le comportement du tueur n’a pas de rapport, à proprement parler, avec le vampirisme clinique. On parle donc fréquemment de vampires pour des meurtres choquants, mais les véritables cas de vampirisme clinique, comme les décrit Richard Noll, sont finalement assez peu courants. Il me semble pourtant que l’on pourrait, au vu de la nature des actes commis et des antécédents parfois connus, rapprocher certains criminels de cette typologie : Fritz Haarman, Peter Kürten, Andrei Chikatilo, ou encore John Haig ; le cas de Richard Trenton Chase semble vraiment assez particulier...

Richard Noll, dans son livre publié en 1992, n’invente pas le syndrome de Renfield : il propose simplement de le rebaptiser ainsi, en référence au personnage créé par Bram Stoker, qui montre des signes et symptômes classiques de ce trouble. Il pense d’ailleurs que Stoker s’est inspiré du célèbre neurologiste et psychiatre allemand Richard van Krafft-Ebing, lequel parle de nombreux cas de meurtres comprenant la nécrophagie, la nécrophilie, l’ingestion de sang et l’excitation sexuelle que certains individus ne peuvent obtenir que lorsqu’ils font couler du sang frais de leurs partenaires sexuels, ou qu’ils s’imaginent en train de le faire. Plus fondamentalement, pense Noll, c’est le fait de violer un tabou culturel, ici, boire du sang, qui serait l’origine de la maladie : en effet, l’interdit, c’est excitant !

A partir de cette idée et de l’étude de nombreux cas de vampirisme clinique, il propose une caractérisation et une évolution type par étapes du syndrome de Renfield :

Le plus souvent, c’est un événement particulier qui conduit au développement du vampirisme (c’est-à-dire l’ingestion de sang). Habituellement, cela se passe pendant l’enfance et l’expérience d’un saignement ou bien le goût du sang est vécue comme "excitante". Après la puberté, cette excitation associée au sang est ressentie comme ayant une nature sexuelle." John Haig, dans ses Mémoires, racontera qu’il a effectivement vécu une telle expérience pendant son enfance.

L’autovampirisme est généralement développé en premier, habituellement pendant l’enfance, initialement par des grattages et des coupures de la peau pour faire apparaître du sang, qui est ingéré et plus tard, en apprenant comment ouvrir les principaux vaisseaux (veines, artères) afin de boire un flot régulier de sang chaud plus directement. Le sang peut alors être ingéré au moment de l’ouverture, ou être conservé dans des récipients pour être bu plus tard ou pour d’autres raisons. La masturbation accompagne souvent les pratiques d’autovampirisme.

La zoophagie (littéralement, le fait de manger des créatures vivantes, mais plus spécifiquement, l’ingestion de leur sang) peut se développer avant l’autovampirisme dans certains cas, mais c’est habituellement le stade suivant. Les personnes atteintes du syndrome de Renfield peuvent attraper, manger ou boire eux-mêmes des créatures comme les insectes, les chats, les chiens ou les oiseaux. Le sang des autres espèces peut être obtenu à l’abattoir. L’activité sexuelle peut ou non accompagner ces actes." On retrouve bien ici le comportement du personnage du roman, qui élève dans sa chambre des araignées qu’il mange ou fait manger par des animaux plus grands, pour finir lui-même par les manger.

Le vampirisme dans sa véritable forme est le prochain stade de développement - se procurer et boire le sang d’êtres humains. Cela peut se faire en volant du sang dans les hôpitaux, les laboratoires… ou en tentant de boire directement du sang sur d’autres personnes. Habituellement, cela implique des activités sexuelles en rapport avec ces actes, mais dans les cas typiques de meurtres et dans les crimes violents, l’activité sexuelle et le vampirisme ne sont pas forcément liés.

Le besoin de boire du sang s’associe presque toujours à une composante sexuelle.Le sang prendra parfois une signification quasi mystique en tant que symbole sexué de la vie ou du pouvoir et en tant que tel, une expérience de bien-être ou de puissance.

Les personnes souffrant du syndrome de Renfield sont essentiellement des hommes.

La définition des caractéristiques du syndrome de Renfield est le besoin de sang. Les activités comme la nécrophilie et la nécrophagie, si elles n’ont pas pour but l’ingestion de sang, ne sont pas considérées comme des aspects de ce trouble." Ainsi, d’après cette dernière précision, on ne peut pas classer Sergent François Bertrand ou Henri Blot comme des vampires cliniques.


voir article sur Elizabeth Bathory

cliquez sur la chauve-souris

 

LES LOUPS-GAROUS

LES LOUPS-GAROUS

DEFINITION, HISTORIQUE

C'est l'ART de certaines personnes à se changer en loup. D'autres parlent d' une ou de plusieurs maladies mentales!

ANTIQUITE
La mythologie gréco-romaine offrant de nombreux exemples de métamorphoses de Dieux et de héros en animaux, l'on ne
s'étonnera pas de rencontrer aussi occasionnellement la transformation en loup.
Des loups-garous sont mentionnés par Virgile dans la VIIIème Eglogue, tandis qu'Hérodote et Pomponius Mela rapportent que
les Neuri ont la faculté de se changer en loups une fois l'an. Ovide conte dans ses Métamorphoses l'histoire de Lycaon, changé en
loup par Zeus. Des récits semblables sont attestés à propos de sacrifices à Jupiter Lycaeus. Pétrone en mentionne également.
Le loup-garou antique est généralement originaire d'Arcadie.

SCANDINAVIE


Hommes-loups et hommes-ours
Dans les sagas islandaises, certains héros ont la faculté de se transformer en loups ou en ours. La transformation apporte des
pouvoirs énormes à celui qui l'effectue. Trois méthodes sont rapportées:
revêtir une peau d'animal
l'âme seule entre dans un animal; le corps humain du sujet demeurant dans un état cataleptique
par incantation
Dans tous les cas, le sujet garde ses yeux et son regard humains, ce qui permet de distinguer de telles créatures des animaux
courants.

Les Berserkir
Les berserkir étaient une classe de guerriers particulière. Ils se signalaient par leur vêtement, une peau d'ours ou de loup et des accès de rage inouïe les rendant quasi invulnérables durant le combat. Ils sont dotés du pouvoir de métamorphose: bien des hommes-loups ou hommes-ours des sagas sont aussi des berserkir. L'Eglise lutta contre le phénomène, le baptême étant censé supprimer la rage des berserkir.

Vargr


Le mot vargr désigne en vieux norrois à la fois un loup et un homme ostracisé, un outlaw, condamné à vivre à l'écart à cause de ses forfaits. Les textes comparent volontiers ce type de personnage aux loups, et il existe des récits de métamorphoses de vargr en loups.

Enfin les sagas rapportent aussi des cas d'hommes-sangliers.

MOYEN AGE


Le suédois Olaus Magnus signale des rassemblements de loup-garous en Prusse, Lithuanie et Livonie. Des loups-garous sont
également signalés à Prague, tandis qu'en Irlande St Natalis jeta l'anathème sur une famille illustre, condammnant ses membres à se
transformer en loups pendant sept ans. Enfin, l'on connaît le lai du Bisclavret, de Marie de France, dont le héros est un seigneur se
changeant en loup. La croyance aux loups-garous apparaît donc fort généralisée dans l'espace comme dans le temps, puisqu'il
existe des récits de lycanthropie postérieurs au Moyen Age.
Les loups-garous sont pratiquement les seuls cas de métamorphose animale dans le monde latin.
l'homme doit dépouiller ses vêtements pour se changer en loup; si ceux-ci sont détruits ou volés, il ne peut reprendre forme humaine.
Les éventuelles blessures infligées au 'loup' se retrouveront sur la partie du corps correspondante lorsque le garou redevient homme.

loupgarou
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  • Les Lamies :serpents ailés se terminant par une tête et un buste de femme. Dans la mythologie grecque, Lamia, autrefois belle jeune femme fut punie par la jalouse Héra qui tua tous ses enfants, pour se venger Lamia se métamorphosa en monstre, mangeant les nourrissons des jeunes parents.
  • Les Striges :démons femelles aillées munies de serres.
  • Les Empuses :spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve.
  • Les Omosceles :démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés.


Une variante orientale de ces démons est la Goule qui d'après les Mille et une nuit erre dans les campagnes et se jette par surprise sur les passants pour les tuer ou le cas échéant se rend la nuit dans les cimetières se repaître de la chair des défunts.

Pourtant vers le milieu du 18 ème siècle qu'on s'applique à nous dépeindre comme celui des lumières et du rationalisme, d'étranges cas sont signalés dans la lointaine Hongrie ....

Elle est le théâtre d'abominations, on y' voit des hommes morts depuis plusieurs mois revenir, parler, marcher, infester les villages et sucer le sang de leurs proches.

Pour ces malheureux villageois, une seule délivrance : l'exhumation du corps, l'empalement, la décapitation et l'extirpation du coeur.

D'autres par contre entendent la nuit venue dans les cimetières les morts "mâcher" dans leurs tombeaux provocant un bruit semblable à celui qu'un porc fait en mangeant.

Un fil ténu relie l'état vampirique à la démonologie, il réside d'une part dans les croyances folkloriques qui veulent qu'après leur mort, les loup garous deviennent vampires ; d'autre part dans le fait que les démons incubes empruntent souvent le véhicule des cadavres pour parvenir à leurs fins érotiques.

Cadavres de sorciers, excommuniés, suicidés sont la nourriture diabolique d'une psychose infernale.

 

 

 

 

 

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